Accueillir la parole sans interrogatoire
Rester calme aide l’enfant à continuer de parler. On peut remercier, reformuler et demander quelques précisions simples : qui, quoi, où, quand, à quelle fréquence et avec quels témoins. Éviter de promettre le secret absolu : certaines informations devront être partagées pour le protéger.
« Tu as bien fait de m’en parler. Ce qui se passe n’est pas de ta faute. Nous allons chercher de l’aide avec toi. »
Noter les faits et sécuriser
- Consigner les dates, lieux, paroles, messages et personnes présentes.
- Conserver les captures d’écran sans les diffuser.
- Identifier un adulte ressource et les moments ou lieux à risque.
- Contacter rapidement la direction ou le référent harcèlement de l’établissement.
Il est préférable de ne pas contacter directement l’auteur présumé ou sa famille : l’établissement doit pouvoir évaluer la situation et organiser la protection.
Mobiliser les bons interlocuteurs
Le ministère de l’Éducation nationale recommande de prendre contact avec l’établissement et indique le 3018, numéro national pour les jeunes victimes de harcèlement et de violences numériques. En cas de danger immédiat, il faut appeler les services d’urgence.
Un accompagnement psychopédagogique peut aider à restaurer la sécurité dans les apprentissages, mais il ne remplace ni le protocole de l’établissement ni un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire.