Trois titres protégés, un qui ne l’est pas

La confusion n’est pas de votre faute : ces métiers se ressemblent de l’extérieur, et le vocabulaire ne les distingue pas. Commençons par le plus utile à savoir.

Psychologue est un titre protégé par la loi. Il suppose un master de psychologie, soit cinq années d’études, et un enregistrement auprès des autorités de santé. Personne ne peut s’en réclamer sans l’avoir obtenu.

Psychiatre est un médecin. Lui seul peut prescrire un traitement, poser un diagnostic médical et vous arrêter. Ses consultations sont remboursées par l’Assurance Maladie.

Psychothérapeute est également un titre protégé, soumis à une inscription au registre national et à une formation spécifique.

Psychopédagogue — mon métier — n’est pas un titre réglementé. Je préfère l’écrire moi-même plutôt que vous laisser le découvrir ailleurs : l’intitulé seul ne vous garantit rien, et vous devez me juger sur autre chose. Sur ma formation : une licence de psychologie, un master en sciences de l’éducation, une formation à l’EMDR auprès de l’AFPRA. Sur ma méthode. Et sur les résultats que décrivent les personnes que j’accompagne. Le mot thérapeute, employé seul, n’est pas davantage réglementé — il ne vous renseigne pas non plus.

Ce que je fais, concrètement — et pour qui

Je travaille sur le fonctionnement, pas sur la maladie : la façon dont une personne s’organise, se régule, se situe dans ses relations, et surtout dont elle tient — ou ne tient plus — dans sa vie.

Une grande part de ma patientèle, ce sont des adultes. Et souvent :

  • Des femmes qui traversent une séparation, qui portent seules le quotidien et les enfants, et qui ne savent plus très bien qui elles sont en dehors de ce qu’elles assument.
  • Des personnes épuisées, découragées, dans une période dépressive ou un mal-être qui dure : perte d’élan, sentiment de tourner à vide, impression de ne plus avancer. Je les accompagne dans la durée — à côté d’un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire, jamais à sa place.
  • Des adultes qui redécouvrent leur fonctionnement sur le tard, et cherchent à en faire quelque chose plutôt qu’à le subir.
  • Des familles et des couples pris dans des conflits qui se répètent, des séparations, des recompositions, où chacun cherche sa place.
  • L’EMDR, lorsque c’est indiqué, pour désamorcer un souvenir qui bloque et pèse encore sur le présent — dans un cadre progressif, précédé d’une évaluation et d’un temps de stabilisation.
  • Et bien sûr les enfants et les adolescents : apprentissages, méthode, anxiété scolaire, refus d’aller en cours, lien avec l’école.

Le fil commun : je ne cherche pas seulement à mettre des mots sur ce qui fait mal. Je travaille sur ce qui l’entretient, ici et maintenant, et sur ce que vous pouvez concrètement y changer.

Si vous arrivez après des années, ailleurs, sans que rien ne bouge

C’est l’une des phrases que j’entends le plus souvent : « J’ai fait des années de suivi, et je ne vois pas ce que ça a changé. »

Je ne dirai pas de mal du travail des autres : chaque approche a sa place, et une thérapie qui vous a aidée est une bonne thérapie. Mais toutes les méthodes ne conviennent pas à toutes les personnes. Certaines ont besoin, plutôt que de parler indéfiniment, d’un cadre plus actif — comprendre ce qui se rejoue, agir sur le contexte, et parfois retraiter en EMDR un souvenir resté coincé qui alimente tout le reste.

Beaucoup des personnes que j’accompagne étaient d’abord passées ailleurs, parfois longtemps. Si vous vous reconnaissez, ce n’est pas que « rien ne marche sur vous ». C’est peut-être seulement que vous n’avez pas encore rencontré l’approche qui vous convient.

Ces phrases-là, je les entends chaque semaine

Si l’une d’elles vous ressemble, vous êtes probablement au bon endroit.

  • « Je me sépare, et je ne sais plus qui je suis en dehors des enfants. »
  • « Je tiens debout pour tout le monde, mais je n’en peux plus. »
  • « J’ai fait des années de thérapie, et rien n’a vraiment bougé. »
  • « Un souvenir revient et m’empêche d’avancer. »
  • « Il est intelligent, mais ça ne se voit pas sur ses notes. »
  • « On a le diagnostic — et maintenant, on fait quoi au quotidien ? »
  • « On se dispute toujours pour les mêmes choses, et personne ne sait comment en sortir. »

Le point commun : ce n’est pas une maladie à soigner, c’est une situation à comprendre et des appuis à reconstruire.

Quand c’est un psychologue ou un médecin qu’il vous faut, vraiment

Il y a des situations où c’est un psychologue, un psychiatre ou votre médecin qui doit intervenir — et où je vous le dirai sans détour :

  • un danger immédiat, des idées noires, un risque pour vous ou pour quelqu’un d’autre : appelez le 15, ou le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et joignable à toute heure ;
  • un besoin de diagnostic : TDAH, trouble du spectre de l’autisme, haut potentiel, troubles « dys » ;
  • un bilan psychométrique — test de QI, WISC, évaluation neuropsychologique ;
  • un traitement médicamenteux, ou son ajustement ;
  • des troubles du comportement alimentaire, des conduites addictives, des automutilations ;
  • un besoin de document officiel — dossier MDPH, expertise — ou de remboursement par l’Assurance Maladie.

Ce sont de vraies limites, et je les respecte. Mais remarquez ce qui n’y figure pas : se sentir vidée, perdue ou à bout après une séparation, traverser une longue période de découragement, ne pas avancer malgré des années de suivi — rien de tout cela n’est, en soi, une affaire de diagnostic ou de médicament. C’est souvent, précisément, mon terrain.

Le tableau, si vous êtes pressé

Vous cherchezLa bonne porte
Vous reconstruire après une séparation, tenir en parent soloPsychopédagogue, approche systémique
Sortir d’un découragement qui dure, retrouver de l’élanPsychopédagogue, avec suivi médical si besoin
Avancer enfin, après des années de suivi sans mouvementPsychopédagogue, EMDR si indiqué
Apaiser un souvenir qui bloque et pèse sur le présentPsychopédagogue formée à l’EMDR
Sortir d’un conflit familial qui tourne en bouclePsychopédagogue, approche systémique
Comprendre pourquoi votre enfant décroche malgré ses effortsPsychopédagogue
Un diagnostic, un bilan de QI, une évaluation neuropsychologiquePsychologue, neuropsychologue, médecin
Un traitement, un avis médical, un arrêt de travailPsychiatre ou médecin traitant
Des séances remboursées par l’Assurance MaladiePsychiatre, ou psychologue via les dispositifs existants

La question du remboursement, sans détour

Mes consultations ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie. C’est un vrai critère de choix, et il serait malhonnête de le noyer en bas de page.

Ce qui existe : certaines mutuelles prévoient une participation au titre des médecines douces ou du soutien psychologique. Certains employeurs et comités sociaux également. Une facture vous est remise sur demande. Renseignez-vous avant de vous engager, cela se joue parfois à quelques dizaines d’euros par an.

Si le remboursement est déterminant pour vous, dirigez-vous vers un psychiatre, dont les consultations sont prises en charge, ou vers un psychologue par les dispositifs existants — votre médecin traitant vous expliquera lesquels sont ouverts à votre situation.

Et si je me trompe de porte ?

C’est exactement à cela que sert le premier rendez-vous. Une heure et quart pour préciser ce qui vous amène, vos priorités, et vérifier ensemble que ce que je propose correspond à ce dont vous avez besoin.

Quand ce n’est pas le cas, je le dis, et je vous oriente. Cela arrive et ce n’est un échec pour personne : c’est le premier rendez-vous qui fait son travail.

Le cabinet est à Bruguières, au nord de Toulouse, et les téléconsultations sont ouvertes aux adolescents et aux adultes partout en France.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un psychologue et un psychopédagogue ?

Le titre de psychologue est protégé : master de psychologie et enregistrement officiel. Le psychologue évalue, diagnostique et traite la souffrance psychique. Psychopédagogue n’est pas un titre réglementé ; il désigne un accompagnement centré sur le fonctionnement, les relations, la régulation émotionnelle et les apprentissages, sans pose de diagnostic.

Accompagnez-vous les adultes après une séparation ou dans une période de mal-être ?

Oui, c’est une grande part de ma pratique : adultes en pleine séparation, parents solos épuisés, personnes traversant une période de découragement ou un mal-être qui dure. L’accompagnement se fait dans la durée, à côté d’un suivi médical ou psychologique lorsqu’il est nécessaire, jamais à sa place.

J’ai fait des années de thérapie sans résultat. Est-ce que cela peut changer ?

Toutes les approches ne conviennent pas à toutes les personnes. Certaines ont besoin, plutôt que de parler indéfiniment, d’un cadre plus actif : comprendre ce qui se rejoue, agir sur le contexte, et parfois retraiter en EMDR un souvenir resté bloqué. Beaucoup des personnes que j’accompagne étaient d’abord passées ailleurs.

Peut-on consulter un psychopédagogue en même temps qu’un psychologue ou un médecin ?

Oui, et c’est fréquent. Les approches ne se concurrencent pas : l’une traite la souffrance psychique ou la dimension médicale, l’autre travaille le fonctionnement et la vie au quotidien. Avec votre accord, le lien entre professionnels rend l’accompagnement plus cohérent.