Quand l’anxiété devient un problème
L’anxiété fait partie de la vie : elle prépare à un examen, à une décision, à un changement. Elle devient un problème quand elle dure, qu’elle déborde sur tout, et qu’elle vous empêche de vivre comme vous le souhaitez. L’Assurance Maladie décrit par exemple l’anxiété généralisée comme une inquiétude constante, difficile à contrôler, qui porte sur plusieurs sujets à la fois et s’accompagne de signes physiques : fatigue, tensions, troubles du sommeil, palpitations.
D’autres fois, elle prend la forme de crises d’angoisse brutales, qu’on finit par redouter au point d’éviter les lieux ou les situations où elles sont arrivées. L’évitement soulage sur le moment, mais il rétrécit peu à peu la vie.
Ce que la visio change quand sortir coûte
En visio, la première marche est plus basse : pas de trajet, pas de salle d’attente, pas de regard des autres. Vous consultez depuis un lieu où vous vous sentez en sécurité, et c’est souvent ce qui permet enfin de commencer.
La visio n’est pas pour autant une façon d’éviter le monde. Au fil du travail, nous utilisons cette sécurité comme point d’appui pour reprendre, pas à pas, ce que l’anxiété vous a fait abandonner. Certaines personnes passent ensuite au cabinet, d’autres restent en visio : l’important est que votre vie s’élargisse.
Ce que nous travaillons ensemble
Je regarde d’abord comment l’anxiété fonctionne chez vous : ce qui la déclenche, comment elle s’installe dans le corps, les pensées qui l’entretiennent, les évitements qui la nourrissent. Je regarde aussi votre histoire : une anxiété qui dure s’enracine souvent dans quelque chose de plus ancien.
| Ce qui entretient l’anxiété | Ce que nous travaillons |
|---|---|
| Le corps en alerte permanente | Des appuis pour faire redescendre la tension, au quotidien |
| Les pensées qui tournent en boucle | Les repérer, les mettre à distance, reprendre la main |
| L’évitement qui rétrécit la vie | Des pas progressifs, choisis ensemble |
| Un événement passé qui pèse encore | Le mettre en mots et, si c’est indiqué, l’EMDR |
Quoi essayer cette semaine
- Notez chaque jour un moment d’anxiété : ce qui s’est passé juste avant, ce que vous avez ressenti, ce que vous avez fait.
- Quand la tension monte, allongez l’expiration : inspirez sur quatre temps, expirez sur six, pendant deux minutes.
- Choisissez une petite chose évitée depuis longtemps, et faites-en une toute petite partie.
- Réduisez les excitants en fin de journée : café, écrans, informations en continu.
- Dites à une personne de confiance ce que vous vivez : l’anxiété grandit dans le silence.
Ce que les proches peuvent faire
Quand quelqu’un de proche est très anxieux, on a envie de rassurer, d’arranger, parfois d’éviter à sa place ce qui lui fait peur. C’est bien intentionné, mais cela peut entretenir l’anxiété : chaque évitement confirme qu’il y avait un danger.
- Écoutez sans minimiser ni dramatiser : « Je vois que c’est très dur pour toi en ce moment. »
- Encouragez les petits pas plutôt que de faire à sa place.
- Évitez de répondre dix fois à la même question inquiète : proposez plutôt d’en parler à un moment choisi.
- Prenez soin de vous : accompagner une personne anxieuse fatigue, et vous avez aussi le droit d’avoir de l’aide.
Ces phrases-là, je les entends
Elles reviennent souvent chez les personnes anxieuses qui hésitent à consulter.
- J’ai reporté ce rendez-vous pendant des mois.
- Je sais que c’est irrationnel, mais je n’arrive pas à m’arrêter de m’inquiéter.
- J’ai déjà fait des années de suivi, et l’angoisse est toujours là.
- En visio, au moins, je n’ai pas à affronter la salle d’attente.
Quand consulter, et avec qui
Consultez si l’anxiété dure depuis plusieurs semaines, qu’elle perturbe votre sommeil, votre travail ou vos relations, ou que vous évitez de plus en plus de choses. Votre médecin peut faire le point et, si besoin, proposer un traitement ; je travaille alors en lien avec lui. En cas d’idées noires, appelez le 3114, joignable à toute heure ; en cas de danger immédiat, le 15 ou le 112.
Je vous accompagne en visio ou au cabinet, dans le cadre d’un accompagnement thérapeutique qui relie votre histoire, vos émotions et votre quotidien. Beaucoup de personnes anxieuses me rejoignent après des suivis qui n’ont pas suffi : nous partons de ce que vous avez déjà essayé.
Questions fréquentes
La visio convient-elle vraiment aux personnes anxieuses ?
Oui, et c’est souvent ce qui leur permet de commencer. Les études qui comparent la visio et le cabinet ne trouvent pas de différence notable d’efficacité pour l’anxiété. Au fil du travail, la sécurité de la visio sert d’appui pour reprendre peu à peu ce que l’anxiété avait fait abandonner.
Et si j’ai une crise d’angoisse pendant la séance ?
Nous l’accueillons ensemble, calmement : c’est même une occasion de travailler en direct ce qui aide votre corps à redescendre. Vous restez libre de faire une pause. Si la connexion coupe, je vous rappelle au numéro que vous m’avez indiqué au début de l’accompagnement.
Faut-il un diagnostic de trouble anxieux pour consulter ?
Non. Vous pouvez venir dès que l’anxiété pèse sur votre vie, diagnostic posé ou non. Si un avis médical ou un traitement semblent utiles, je vous le dis et je travaille en lien avec votre médecin. L’accompagnement peut commencer sans attendre.
